5/31/2026

Hiver 2026 - In The Clear Moonlight Dusk

Après Journal With Witch, je reste dans la douceur pour l'hiver 2026 avec In The Clear Moonlight Dusk (Ton visage au clair de lune).  

Infos

  • Genre : Romance
  • Nombre d'épisodes : 12
  • Plateforme : Crunchyroll
  • Manga original  par Mika Yamamori, édité pat Pika. Série en cours, 10 tomes.


« Il est le prince du lycée.
Elle aussi. »

Ce sont les premières phrases que l'on peut lire à propos du manga sur le site de Pika, et ça résume à merveille l'oeuvre !

Yoi est une fille qui possède un physique très androgyne, sa voix ne trahit pas non plus son genre. Bien des lycéennes craquent pour elles, pensant d'abord qu'elle est un  garçon avant d'être confrontées à la réalité. Il faut dire qu'elle a effectivement tout du prince charmant : intelligente, bien éduquée, sportive, un physique attrayant... La liste de ses qualités est longue et on comprend qu'elle attire les foules. 
Cependant, les garçons ne s'intéressent pas à elles. Ils oublient qu'elle est une fille et certains la jalousent même un peu. Sa cote de popularité est immense auprès de la gente féminine !

Le hasard fait que Yoi va se retrouver nez à nez avec l'autre prince du lycée, Ichimura. Lui est effectivement un garçon qui fait tourner bien des têtes. Ce dernier croit d'abord que Yoi est un « mec super canon » avant que ses camarades l'en informent que non, Yoi est bel et bien une femme. Sa perception va alors changer et la lycéenne va occuper toutes ses pensées.


Ton visage au clair de lune étant un Shôjo, on se doute bien que l'on va suivre l'évolution de la relation de nos deux loustics. Est-ce que nos deux princes vont arriver à devenir un couple ? 


Ichimura à l'habitude des relations, même si elles ont été superficielles jusqu'à présent. Il se laissait porter, souvent déçu par la nature des personnes qui le considéraient plus comme un trophée qu'autre chose. De plus le garçon étant issue d'une famille très riche, la vénalité n'était pas loin non plus.
Avec Yoi, il va découvrir ce que ça implique de sortir avec quelqu'un, quand on a envie que ça soit plus sérieux. Il va être surpris, le tombeur !

Quant à Yoi, bien qu'elle applique des règles strictes d'entrée de jeu dans leur relation (période d'essai, contrat à signer), elle va se rendre compte qu'elle n'a pas du tout l'habitude d'être traitée comme une fille. Elle est tellement accoutumée à son rôle de prince qu'elle en a oublié d'être elle-même. Elle a aussi quelques préjugés envers Ichimura.

Une petite bande de potes gravitent autour de notre couple en devenir. Nobara et Kotobuki sont les amies proches d'Yoi. Les deux sont complètement investies dans les histoires d'amour, et se régalent des tribulations de leur prince comme si elles suivaient une série TV. Nobara est à fond dans le trip Yaoi (terme pour désigner les œuvres centrées sur les relations entre personnages masculins). 
Le second prince a pour amis Sentaro, pile éléctrique qui ferait n'importe quoi pour un bon curry. Et hooo ! Yoi travaille dans le restaurant de curry tenu par son père. Voilà un très bon prétexte pour y emmener Ichimura ! Pour finir, il y a Shun qui est bien plus posé et réfléchi. 

Chaque épisode se termine par un instantané sur un moment clé.


J'ai pu voir qu'on reprochait un peu à l'anime d'estomper le côté androgyne de Yoi. Je l'ai personnellement trouvé bien réussi. Il y a des plans où l'on se demande si c'est un homme ou une femme, et d'autres où on la trouvera plus féminine. En consultant les extraits disponibles du manga, j'ai eu la même constatation : tout dépend de la scène. Sur la couverture du tome 1 par exemple, le côté androgyne est prédominant. Sur celle du tome 5, le visage de Yoi est plus doux. Faut que j'arrête de regarder les couvertures car elles me donnent très, très envie d'acheter le manga. 😻

Nos deux princes vont se découvrir, pas seulement l'un l'autre, mais ils vont également explorer leur propre personnalité, la façon dont ils appréhendent leurs sentiments... Être amoureux, ce n'est pas qu'avoir des étoiles dans les yeux, c'est aussi apprendre à dompter ses craintes, à mesurer ce que l'on est prêt à accepter ou non, bref à se poser mille questions ! 

C'est une succession de petits moments tendres et d'introspection intense, autant pour Yoi qui se révèle à elle-même en tant que femme que pour Ichimura qui se rend compte qu'il n'avait jamais été vraiment investi dans une relation jusqu'à présent.

Le seul bémol était pour moi des phrases un peu limite du genre  « J'aurais aimé que moi seul te voie dans cette robe ». Comme c'est sa première relation sérieuse, on peut pardonner ce genre de phrases qui se veut être un compliment mais qui est un poil craignos. Heureusement c'est très ponctuel, on sent que c'est la maladresse du premier amour et non pas le profil du futur pervers narcissique. (Enfin j'espère  😅)



Est-ce qu'une relation peut changer la perception que vous avez de vous, de ce que vous êtes ? Est-ce une nouvelle source de stress ou l'occasion de s'épanouir pleinement ? C'est ce que Yoi et Ishimura vont découvrir au fil de ces 12 épisodes.  

Les questions fusent, les nœuds au cerveau aussi ! Nos deux protagonistes n'en mènent pas large face à l'assaut des sentiments et j'ai pris plaisir à suivre leur évolution. 

Le manga n'est pas terminé mais l'anime se dote d'une fin agréable, ni ouverte, ni fermée. Juste ce qu'il faut pour imaginer le futur de nos deux princes. 
(Et de vouloir acheter le manga pour continuer à sourire avec un gros regard niais, en retrouvant nos héros)

5/19/2026

Printemps 2026 - Mao






En voilà un titre bien concis ! À l'heure où les titres à rallonge du genre « J'ai mangé une pomme et j'ai atterri dans un autre univers » fleurissent, qu'il est agréable celui-ci. Un seul prénom pour porter une oeuvre. Il n'est pas forcément nécessaire d'en avoir plus. 


Infos

  • Genre :  Aventure, Fantastique, Fantasy 
  • Plateforme : ADN
  • Manga original par Rumiko Takahashi, auteure du cultissime Ranma 1/2 (mais aussi Maison Ikoku, Inu-Yasha) ! Mao est publié chez Kana.
  • 7 épisodes vus au moment de la rédaction de cet article



J'ai commencé à regarder Mao parce que le synopsis me plaisait bien et que le style graphique avait un côté terrain connu, une touche old school qui me parlait. 
Je comprends mieux maintenant pourquoi, puisque c'est la mangaka à l'origine de Ranma 1/2, un des animes incontournables du Club Dorothée, qui est aux commandes ! 

Nanoka a perdu ses parents dans un tragique accident : un gouffre s'est formé sous leur voiture. Elle a été retrouvée en dehors du véhicule, couverte d'un sang qui n'était pas le sien. 

Elle est désormais adolescente, et passe devant les lieux du drame avec des amies. Cet endroit est aussi la sortie d'une galerie commerçante, sujette dernièrement à quelques rumeurs. Elle s'y aventure un peu et se retrouve au Japon au début du XXe siècle ! L'ambiance est étrange, toutes les personnes qu'elles croisent semblent être des fantômes. 

Après avoir été prise en chasse par un monstre, elle croise une espèce de guerrier qui finit par la sauver (après un gros temps d'hésitation, estimant que la demoiselle possède la force nécessaire pour se débrouiller). L'homme, Mao, dira qu'elle est une « Ayakashi », Nanoka semblant disposer de capacités particulières. 
Quant au guerrier, il est un « Onmyoji », un exorciste d'après le site officiel de l'anime. Il a été maudit par un démon, le Byôki et cherche à le retrouver.   

 


Si la recherche du Byôki pour Mao et les interrogations de Nanoka sur son passé constituent le fil rouge, les épisodes narrent principalement les différentes enquêtes et missions de Mao, qui est sollicité lorsqu'un phénomène surnaturel, inexpliqué, se produit. Mais si l'affaire n'a pas un possible lien avec sa propre quête, alors le guerrier s'en désintéressera.

L'attrait principal de l'anime réside dans le duo Mao/Nanoka, et toutes leur différence. Nanoka est une pile électrique qui parle comme n'importe quel ado, Mao est posé, distant. 

La collégienne, bien que résiliente, se pose désormais des questions sur ce qu'elle est. Elle sent qu'elle a changé, et s'interroge sur ce qu'est une ayakashi. En outre, la mort de ses parents demeure mystérieuse. Le comportement froid, presque indifférent de Mao lui tape sur les nerfs, ce qui n'arrange rien à la situation. 

L'alternance entre l'époque actuelle et le passé dans lequel Nanoka se rend régulièrement constitue le deuxième atout. L'anime joue donc à fond sur les dynamiques de contraste, que ça soit autant au niveau des personnages que des environnements. 

On ne peut ignorer la composante comique, mais je ne dirais pas qu'elle est prédominante. Les affaires auxquelles sont mêlées notre tandem se révèlent assez sombres, avec souvent des destins tragiques. C'est un poil sanglant aussi, donc ça ne conviendra pas à tout le monde. 


L'opening diablement efficace !



Quel plaisir de retrouver une oeuvre de Rumiko Takahashi ! Ceux qui aiment l'auteure se sentiront comme à la maison devant Mao.

Les autres découvriront un chouette anime (enfin, j'espère que vous aimerez !) avec un duo complètement opposé  fonctionnant très bien. C'est une formule classique, mais ça n'empêche pas d'apprécier pleinement.  On prend plaisir à suivre leur aventure et leur quête respective. 

J'ai hâte de voir comment la situation va évoluer, car en 5 épisodes les quelques bribes d'informations me donnent très envie de poursuivre. 

Le manga étant toujours en cours, on peut espérer plus d'une saison pour l'anime, surtout quand on voit déjà le nombre de tomes parus.

5/06/2026

Printemps 2026 - Agents of the Four Seasons - Dance of Spring

Vous l'aurez sans doute constaté et/ou lu quelque part : la saison printemps 2026 s'avère très intense ! Nous avons un catalogue conséquent d'animes et la qualité est au rendez-vous. Commençons par Agents of the Four Seasons - Dance of Spring

Infos

  • Genre :  Tendre mélange de drame, de romance, de fantastique.
  • Plateforme : Crunchyroll
  • Manga original par Kana Akatsuki (Violet Evergarden), dessins de Nappa Komatsuda. Disponible chez Akata

Imaginez si les saisons avaient décidé de confier leur pouvoir à des humains. Ces agents, considérés comme des divinités par certains, ont donc le pouvoir de déclencher les saisons. Très protégées et contrôlées, leurs vies n'a rien d'idéal. En charge du printemps, l'agente Hinagiku a disparu pendant 10 ans. 10 ans que les gens n'avaient pas connu le renouveau du printemps, la naissance des bourgeons, l'éclosion des premières fleurs de cerisier, le climat doux avant l'été... Que s'est-il passé au cours de ses 10 ans ? Que va-t-il arriver désormais ? 
Hinagiku en ressort en tout cas très marquée psychologiquement. Elle en garde une façon de parler très lente, entrecoupée de pauses. On ne peut que ressentir de la compassion pour ce personnage doux, vulnérable, et qui veut aller de l'avant.

Au bout d'un épisode Agents of the Four Seasons, m'a conquise.
Au bout du cinquième, à l'heure où je rédige ces lignes, j'attends avec impatience l'épisode suivant.

Le premier mot qui me vient à l'esprit pour le qualifier est sublime. C'est visuellement une poésie, un enchantement. Le reste suit logiquement. 

Chaque agent dispose d'un garde du corps. La garde du corps d'Hinagiku s'apelle Sakura. Elles ont grandi ensemble, affronté leur enfance difficile en se serrant les coudes. Lorsque Hinagiku disparait, Sakura est effondrée : elle a non seulement perdu sa meilleure amie, mais aussi failli à son devoir. Maintenant elle compte bien la protéger coûte que coûte. 




Les émotions prennent une place importante dans Agents of the Four Seasons. La relation entre un garde du corps et son agent, comment l'agent est perçu par la société, comment il est traité par cette dernière mais aussi par ses paires, etc. On a des moments de belle amitié, une touche d'humour mais la tristesse est aussi très forte. 
L'action n'est pas absente. Les agents ne sont pas des êtres immortels. Ils disposent de pouvoirs certes, mais il ne sont pas censés s'en servir à des fins personnelles et nombreuses sont les menaces autour d'eux. Leur don attise autant la convoitise que la haine. Les affrontements seront donc de la partie. 



Savant mélange des genres (du drame, des sentiments forts, du fantastique et de l'action !), Agents of the Four Seasons - Dance of Spring s'avère être un incontournable pour le printemps 2026. 

 Les personnages rencontrés au cours de ces 5 premiers épisodes sont pour la plupart touchants. Hinagiku est au cœur de l'intrigue, le présent et les flashbacks s'alternent dans un très bon rythme, sans nous perdre. Cette construction permet de développer en profondeur les personnages et de les rendre attachant. 

 Et puis ce que c'est beau ! Le chara-design, les paysages, les scènes mettant en avant le pouvoir des agents... 😍. C'est un florilège de couleurs. Le printemps est ici retranscrit à l'écran avec toute l'intensité qui caractérise cette saison. Vivement l'épisode hebdomadaire !