En voilà un titre bien concis ! À l'heure où les titres à rallonge du genre « J'ai mangé une pomme et j'ai atterri dans un autre univers » fleurissent, qu'il est agréable celui-ci. Un seul prénom pour porter une oeuvre. Il n'est pas forcément nécessaire d'en avoir plus.
Infos
- Genre : Aventure, Fantastique, Fantasy
- Plateforme : ADN
- Manga original par Rumiko Takahashi, auteure du cultissime Ranma 1/2 (mais aussi Maison Ikoku, Inu-Yasha) ! Mao est publié chez Kana.
- 7 épisodes vus au moment de la rédaction de cet article
J'ai commencé à regarder Mao parce que le synopsis me plaisait bien et que le style graphique avait un côté terrain connu, une touche old school qui me parlait.
Je comprends mieux maintenant pourquoi, puisque c'est la mangaka à l'origine de Ranma 1/2, un des animes incontournables du Club Dorothée, qui est aux commandes !
Nanoka a perdu ses parents dans un tragique accident : un gouffre s'est formé sous leur voiture. Elle a été retrouvée en dehors du véhicule, couverte d'un sang qui n'était pas le sien.
Elle est désormais adolescente, et passe devant les lieux du drame avec des amies. Cet endroit est aussi la sortie d'une galerie commerçante, sujette dernièrement à quelques rumeurs. Elle s'y aventure un peu et se retrouve au Japon au début du XXe siècle ! L'ambiance est étrange, toutes les personnes qu'elles croisent semblent être des fantômes.
Après avoir été prise en chasse par un monstre, elle croise une espèce de guerrier qui finit par la sauver (après un gros temps d'hésitation, estimant que la demoiselle possède la force nécessaire pour se débrouiller). L'homme, Mao, dira qu'elle est une « Ayakashi », Nanoka semblant disposer de capacités particulières.
Quant au guerrier, il est un « Onmyoji », un exorciste d'après le site officiel de l'anime. Il a été maudit par un démon, le Byôki et cherche à le retrouver.
Si la recherche du Byôki pour Mao et les interrogations de Nanoka sur son passé constituent le fil rouge, les épisodes narrent principalement les différentes enquêtes et missions de Mao, qui est sollicité lorsqu'un phénomène surnaturel, inexpliqué, se produit. Mais si l'affaire n'a pas un possible lien avec sa propre quête, alors le guerrier s'en désintéressera.
L'attrait principal de l'anime réside dans le duo Mao/Nanoka, et toutes leur différence. Nanoka est une pile électrique qui parle comme n'importe quel ado, Mao est posé, distant.
La collégienne, bien que résiliente, se pose désormais des questions sur ce qu'elle est. Elle sent qu'elle a changé, et s'interroge sur ce qu'est une ayakashi. En outre, la mort de ses parents demeure mystérieuse. Le comportement froid, presque indifférent de Mao lui tape sur les nerfs, ce qui n'arrange rien à la situation.
L'alternance entre l'époque actuelle et le passé dans lequel Nanoka se rend régulièrement constitue le deuxième atout. L'anime joue donc à fond sur les dynamiques de contraste, que ça soit autant au niveau des personnages que des environnements.
On ne peut ignorer la composante comique, mais je ne dirais pas qu'elle est prédominante. Les affaires auxquelles sont mêlées notre tandem se révèlent assez sombres, avec souvent des destins tragiques. C'est un poil sanglant aussi, donc ça ne conviendra pas à tout le monde.
Quel plaisir de retrouver une oeuvre de Rumiko Takahashi ! Ceux qui aiment l'auteure se sentiront comme à la maison devant Mao.
Les autres découvriront un chouette anime (enfin, j'espère que vous aimerez !) avec un duo complètement opposé fonctionnant très bien. C'est une formule classique, mais ça n'empêche pas d'apprécier pleinement. On prend plaisir à suivre leur aventure et leur quête respective.
J'ai hâte de voir comment la situation va évoluer, car en 5 épisodes les quelques bribes d'informations me donnent très envie de poursuivre.
Le manga étant toujours en cours, on peut espérer plus d'une saison pour l'anime, surtout quand on voit déjà le nombre de tomes parus.



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